12 mai 2008
Sous mes cheveux
Les blérots de RAVEL (voleurs du dimanche)
On est là comme deux cons
On est bien tous les deux
C'est pas pour not' pognon
Mais pour c'qu'y a dans nos yeux
Que la foule se fige
Et s'émerveille un peu
Il s'rait ptet' temps qu'tu piges
Tout c'qui se passe sous mes cheveux
Parce que toi t'as rien vu
Pendant toutes ces années
D't'façon t'y aurais pas cru
C'que c'est beau l'amitié
Mais au premier coup d'vent
J'aurais chopé ta main
Prétextant l'accident et comme ça
Ouais comme ça l'air de rien...
T'entrainer pour valser
Dans ces bistrots crados
Où j'ai trainé mes grolles
Quand j'avais le coeur gros
Me serrer contre toi
Se bouffer les coins d'table
Tournoyant dans tes bras
Au delà du raisonnable
On ferait tout c'qu'on trouve nul
Quand on doit l'faire tout seul
Comme s'balader l'dimanche
Et puis boire du tilleul
Parce que là j'en peux plus
J'connais tous tes secrets
Et tes histoires de cul
Qui s'terminent en civet
Quand on parle d'autres filles
Et qu'on partage ton pieu
Ben y'a pas qu'dans mon bide
Qu'y'a comme une sorte de noeud
Et te trouver si belle
Quand tu m'embrasses la joue
L'amitié c'est cruel
Et c'est pas fait pour nous
Enfin ça crève les yeux
J'suis fait pour être ton homme
On s'rait bien tous les deux
Si t'étais pas si conne !
11:39 Publié dans L'heureux mix | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blérots de ravel
08 mai 2008
Amertume
En petite soeur gâtée je boude, je mastique mes reproches.
Je me rends compte que finalement, à part sa présence, mon frère ne m'offre rien quand il est là : ni affection, ni compassion, ni même amitié. De l'amabilité fraternelle, tout au plus. Je suis une étrangère, il ne me connait pas, et je ne le connais pas davantage.
Il vit sa vie, il roule, et si je veux monter, je n'ai qu'à sauter en cours de route, il ne m'attendra pas.
Il n'est jamais venu pendant ma maladie, soi-disant pour ne pas me voir souffrir.
C'est facile de se protéger des autres.
18:57 Publié dans Au prix où sont les courges... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 avril 2008
C'est le printemps ! (le vrai)
Ce matin j'ai oublié de me réveiller pour attendre l'infirmière... elle a sonné 3 fois avant que le tididiiit me tire de mon rêve de mayonnaise (oui j'ai rêvé qu'on m'obligeait à faire de la mayonnaise... moi... et oui...) donc je suis debout depuis 8h30. ça faisait drolement longtemps que je ne m'étais pas levée aussi tôt. (en convalescence, on a besoin de beaucoup beaucoup de sommeil... alors tant qu'à faire, autant en profiter...) On peut presque dire que j'ai vu le soleil se lever !
Hier j'ai passé un scanner de surveillance, qui était super beau, c'est-à-dire rien de suspect (donc ouf !) et comme après il faut beaucoup boire, pour éliminer, j'en suis à ma deuxième théière de thé vert à la menthe, donc j'ai passé à peu près la moitié de ma matinée aux toilettes... pour éliminer, ça j'ai éliminé !
Au scanner, les manipulatrices radio étaient très compatissantes : "le docteur m'a dit que vous vouliez être infirmière, ça sera peut être pas pour cette année..." (avec un petit sourire compatissant) et moi rougissant en répondant "heu si, je compte bien que ce soit pour cette année !" et ça tricote dans ma tête : elle a vu les clichés, peut-être qu'elle a vu des trucs bizarres... et effectivement elle avait vu des trucs bizarres, mais normaux pour moi ! et sa collègue à la fin de l'examen : "vous êtes hospitalisée en ce moment ?" Ah non !! manquerait plus que ça : je ne suis plus malade !!
Donc plein de petites phrases gentilles mais qui ne m'ont pas fait très plaisir, on peut même dire que ça m'a limite vexée !
Mais c'est enfin le printemps, il fait beau, il fait (presque) chaud !
J'ai arpenté les rues, malgré mon souffle défaillant, une petite pause dans un super salon de thé, un monsieur dessine à la table à côté de la notre, on ne voit pas très bien quoi, mais on dirait une silhouette feminine...
J'ai rencontré un monsieur qui s'occupe d'une association, j'aimerais bien devenir bénévole moi aussi, pour aller chanter des chansons aux enfants hospitalisés. Je devrais avoir des nouvelles bientôt.
Je reprends une vie presque normale, fleur de saison.
[Fleur de Saison, Emilie Simon]
11:37 Publié dans Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : +, bataille
21 avril 2008
Tombé du ciel
On était dans la même classe en sixième, puis au lycée nous avons fait du théâtre ensemble. Notre pièce de fin d'année était tellement nulle... (écrite par nos petites mimines adolescentes !) on en avait bien rit ! Nous nous sommes liées par intermittence, de longues périodes à se voir, de longues sans nouvelles.
Elle était un peu tout ce que j'aurais aimé être : jolie, exubérante, rieuse, spontanée, naturellement joviale, de jolies boucles blondes... des tonnes d'amis en ribambelles, et de nouveaux où qu'elle aille ! elle avait un don pour la comédie, en une seconde elle nous campait un personnage drolissime en impro totale !
Ses manières un peu précieuses en faisait rire certains, mais en faisait craquer beaucoup !
Elle m'a appelée ce soir, elle avait appris que j'étais malade, elle l'était elle aussi cette année.
Elle aussi a raté une année scolaire presque complète, elle a raté ses concours, elle recommence à zéro. Mais elle le vit bien. Parce qu'elle en a bavé, elle aussi, au propre comme au figuré, et qu'elle relativise... Parce qu'elle s'est découvert une sérénité immense depuis qu'elle est guérit. Enfin elle ne l'est pas complètement, il lui reste des séquelles apparemment. Elle n'est pas sûre de s'en débarasser un jour. "Mais ce n'est pas grave, je suis en vie et je compte bien rattrapper le temps perdu !"
Elle continue à être quelqu'un que j'admire... (et c'est sans compter le fait qu'elle soit sortie avec un interne de son service...)
Je dois la voir samedi soir, pour discuter avec elle, pour partager des choses...
Des fois je me demande pourquoi elle est restée attachée à moi (d'après ses dires...) qui suis si banale, si timide, réservée, si peu comme elle finalement !
Mais ça va me faire du bien de la revoir.
22:23 Publié dans Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bataille
19 avril 2008
Mon style "loving you"
Les semaines à venir vont être chargées et j'aime ça !!
enfin je vais être OCCUPEE ! c'est pas formidable ça ?
Des rendez-vous médicaux, oui ok, bof, des visites de mes neveux, de mes frangins, des concerts, notamment Bashung que j'attends avec impatience et les Blérots de RAVEL pour le festival Paroles et Musiques, des pièces de théêtre (il faut juste que je m'occupe de prendre les places temps qu'il y en a encore !)...
Je vais peut-être binetôt revoir mon "goujat" qui me faisait miroiter des tas de choses pour finalement me laisser lachement seule avec mes films dans ma tête... sait-on jamais... Peut-être qu'il a compris qu'il m'avait fait espérer sans pouvoir concrétiser, et que donc il préfère m'éviter. Mais je continue d'espérer des miettes d'attention. Disons un peu plus d'attention que ce jour pluvieux où on s'est croisé, tous les deux à côté de nos "papas", chacun dans une voiture, un signe de la main, vaguement un appel de phare et on est partis dans des directions opposées... Oui ça fait un peu amoureux à la sortie de la maternelle, je suis d'accord !
(J'ai même réussi à trainer des amis dans son bar-QG, forçant un peu le hasard d'une rencontre impromptue... et bien il n'y était même pas, le traitre !)
Des fois je me dis, qu'est-ce que je serais bien si je n'étais pas toujours toute seule dans mon lit... (enfin sauf ces jours où j'ai le nez aussi bouché que le boulevard périphérique parisien un vendredi soir, oui, je suis hélas enrhumée, mais heureusement que bozo le clown est célibataire !)
Mais là encore, il n'est pas question de survie, alors c'est une autre histoire.
16:07 Publié dans Au prix où sont les courges..., Tout le monde se sert dans mon assiette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : artichaud
16 avril 2008
Paris I love you - 2 -
Les petits doigts potelés de mon petit bonhomme qui me frotte l'arrière de la tête lorsque je le porte comme un grand. Il passe son petit bras autour de mon cou et attrappe mon foulard.
Mais il préfère lorsque je n'en porte pas, il me reconnait mieux. Et puis nous avons à peu près la même longueur de cheveux !
Malgré tout, il était un peu tôt pour moi pour aller à Paris. Un peu tôt pour être confronté à autant de monde, autant de voitures, autant de pollution. J'ai beaucoup toussé. J'ai été très fatiguée. Hier, pour le dernier jour, cela allait un peu mieux, j'ai pu marcher de Chatelet jusqu'aux Halles, en passant par le petit square de la tour Saint-Jacques qui sent le jasmin (avec un petit arrêt chez Naf-Naf...), après avoir déambulé dans les couloir du métro à République, évidement, le jour de la manifestation des profs/instits/lycéens. Entourés de CRS, nous ne risquions pas grand chose, mais quand même, j'aurais pu mourir étouffée !
Sans compter l'odieuse pouffiasse jeune fille revendicatrice du métro, qui criait seulement au début, puis scandait des chansons révolutionnaires avec ses copines nettement moins enjouées qu'elle ! Elle fixait les gens, et faisait une petite remarque moqueuse tout haut. Elle s'est arrêtée sur moi. J'ai soutenue son regard, elle n'a rien dit. sans doute effrayée par les tempes dépassant de mon bonnet qui ne portaient pas un seul cheveux ! Mam'zelle revendiquait pour son éducation, et effectivement, elle en avait bien besoin, d'éducation. Elle est descendue place de l'Etoile, mais on l'entendait encore vociférer une fois le métro redémarré !
Bref, la colère et l'énervement, qui ne me ressemblent pas, pour des causes bien sûres importantes, mais peut-être moins que d'autres, et pour lesquelles la mobilisation prend une telle ampleur... comme une envie de lui gueuler, à cette grande gueule, que pour sauver son petit cul moulé dans son jean trop petit alors là elle n'hésitait pas à crier haut et fort dans le métro, mais qu'elle ferait mieux de garder son énergie, bien que malsaine et vulgaire, pour de vrais causes, pour de vrais problèmes... mais je n'étais pas en jambe, alors j'ai gardé ça pour moi, en le pensant assez fort pour qu'elle perçoive au moins mon agacement derrière la petite voix dans sa tête qui dit "nous voulons de l'éducation" !
Mais à côté de ça, la ville est belle, le ciel, me semble-t-il était presque bleu tout le temps, mais ça c'est peut être moi qui en rajoute...
Mais je ne suis pas encore assez forte pour y retourner seule. J'ai même eu peur de ne jamais pouvoir rien faire seule. On verra.
Il faut surtout que je reprenne confiance en mes jambes et mes poumons je crois !
12:14 Publié dans Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : angoisses&cie
11 avril 2008
Paris I love you
La convalescence est une succession de nouvelles premières fois.
Demain je retourne pour la première fois à Paris, chez mon frère et sa petite famille, voir un petit bonhomme qui approche maintenant des 4 mois. La dernière fois que j'ai attendu, dans le TGV puis dans la RER, de les voir c'était en septembre, juste avant ma première opération. Nous avions passé la soirée de mon arrivée à grignoter du saucisson sec et des cacaouètes en discutant de ce que j'avais, de ce que je pouvais avoir, de comment ça allait se passer...
Là on va pouvoir parler d'avenir, du concert de Bashung pour lequel j'ai pris nos places pour leur venue en mai, de la Bretagne où je vais peut être les accompagner cet été, de tout et de rien, avec soulagement.
On va pouvoir gazouiller en réponse à notre petit bonhomme, l'observer, les yeux dans les yeux, le re-rencontrer, le re-découvrir. Il a l'air d'avoir tellement changé !
J'ai enfin pris rendez-vous avec un psy, je me suis décidée pour une dame qui a l'air jeune, installée depuis pas trop longtemps, au nom qui me fait dire qu'elle peut être mon Pérou ! durant ma recherche je me suis rendue compte que les psychiatres avaient tous des noms plus ou moins rigolos !
Les semaines à venir, en rentrant de mon petit périple, vont être chargées en émotions médicales ! un scanner, ma première séance "soutien psy", une écho pelvienne, un rendez-vous chez le gynéco et un pet-scan dont la date ne m'a pas encore été communiquée...
Alors j'enchaine mes premières fois, j'essaie de m'habituer au fait que je ne suis plus "malade" que je suis "convalescente", j'avais du mal à m'habituer à la solitude, aux visites qui se faisaient plus espacées... et puis on comprend, on accepte. Je ne suis plus malade, je n'ai pus les attentions qu'on donne à une malade.
Et ce n'est pas plus mal !
[photo : mes cils repoussent !!]
20:10 Publié dans Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : résolutions, bataille
03 avril 2008
La Reine s'ennuie
Première sortie "culturelle" depuis ma sortie de l'hopital... un très joli petit spectacle porté à bout de bras par Andrea Sitter, danseuse, comédienne, chanteuse, mime... Une énergie folle, beaucoup d'humour dans ses gestes, ses accessoires et les situations...
Elle aussi cherche son Prince Charmant, elle le voit dans sa tête, son héros, mais ne le trouve pas dans la vraie vie.
Le tout entrainé par une bande son éclectique tantôt musique classique et chant lyrique, tantôt percussions aux sonorités tribales, pour finir sur un rock déluré allemand... (La dame vient de Bavière !)
Contente d'avoir retrouvé le hall en bois de la Comédie de Saint Etienne, d'avoir rit dans un univers un peu fou-dingue, d'avoir passée une agréable soirée entre copines qui s'est terminée à la crèperie !
(mais dur-dur les escaliers tout de même !)
(tout est une question de régulation du souffle, il parait...)
15:35 Publié dans Tout le monde se sert dans mon assiette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 mars 2008
Rempotage
La verdure réchauffe les coeurs, et avec elle le timide soleil de printemps qui perce les nuages gris.
J'ai racheté un petit pot de lierre, l'ancien étant mort à cause de mes colocataires... Il est resté 6 mois dans chambre, volets fermés... il n'a pas supporté l'enfermement !
Mais j'en ai fait le deuil et le petit nouveau me plait bien.
J'ai aussi investi dans un polyscias... c'est fait pour moi : il parait que c'est quasi increvable !
Les petites plantes m'ont redonné le sourire.
(accompagnées d'une poupoule chocolatée un peu en retard !)
Pour courroner le tout de fins traits noirs encerclent mes yeux : les cils repoussent !! C'est bon signe...
[En prime une photo du défunt dans sa boite de crème de marrons et mon squelette en kit]
19:22 Publié dans Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 mars 2008
à ma cousine
Voilà ce que je massère depuis plusieurs semaines et que j'aurais pu lui cracher à la figure ce soir...
"Je suis malade depuis 6 mois et tu as dû me demander 3 fois, en tout et pour tout, comment j'allais, au détour d'une conversation sur msn. Même tes petits frères ont plus pris de mes nouvelles ! Mais quand même, je te réponds ce soir. Je vais mieux, mais j'ai été très malade, j'ai souffert, j'ai pleuré, j'ai failli y rester, j'aurais pu y rester. à croire que finalement j'ai eu de la chance. Pourtant j'étais mal partie. J'ai eu une opération à coeur ouvert qui a duré 6 longues heures. En soins intensifs, je vomissais en dormant à cause de la morphine. Tu peux imaginer ce que c'est d'avoir envie d'aller aux toilettes et de devoir attendre une aide-soignante ou une infirmière parce que tu ne peux même pas t'asseoir toute seule dans ton lit ? de ne pas pouvoir se laver seule ? c'est humiliant. Heureusement il y a des gens qui comprennent que c'est dur. Le personnel soignant en général, et les proches (et parfois moins proches !) qui obstruent ton téléphone de petits sms de compassion, d'encouragement, de gentilles lettres, de petites cartes. Et c'est ça qui te fait tenir, et qui te pousse à en faire tous les jours un peu davantage, et finalement un beau matin, tu peux te lever, et quelques jours après tu peux rentrer chez toi... Et ces gens-là tu les as dans ton coeur pour toute ta vie.
"Et puis il y a les autres... ceux que tu aurais aimé entendre au téléphone, ceux que tu croyais proches et c'est dans ces cas-là que tu te rends compte que non, tu t'étais trompé. Et tu peux te permettre de leur dire ces choses, parce que tu as changé, que tu n'as plus envie de te forcer à quoi que ce soit, et que tu n'as plus rien à perdre, puisque leur soutien tu l'as déjà perdu depuis longtemps sans même t'en être rendu compte ! Moi j'ai décidé que ces gens-là, mes proches qui ne m'ont pas soutenu, j'avais le droit de leur dire MERDE une bonne fois pour toute. Ils n'ont plus d'importance pour moi. Enfin il n'y en a pas beaucoup et j'en suis heureuse. Mais on est parfois surpris de voir qui ils sont. Ce n'est pas les moins proches qui s'inquiètent le moins. Et la maladie révèle parfois des personnalités inattendues... souvent de bonnes surprises. Parfois de très mauvaises...
"Un sms de temps en temps ça ne coute rien et ça fait plaisir (et mon numéro je te l'ai donné au moins 3 fois...) Une gentille carte qui dit simplement "je pense à toi, bon courage" c'est encore mieux. C'est ce que j'aurais fait moi si les rôles étaient inversés. J'aurais peut être même fait plus. Je t'aurais peut être appelé à l'hopital. Je t'aurais peut être envoyé un petit cadeau ou des fleurs chez toi...
"Mais chacun fait comme il veut. Je ne pense pas que tu te fiches complètement de ce qui m'arrive. Mais je crois que tant que ça ne te touche pas de près, ça ne t'intéresse pas plus que ça. Tu n'y trouves pas d'importance peut être. Peut être même que tu t'es dit "je suis contente que ça ne me sois pas arrivé à moi !" ou "moi je n'aurais pas supporté". En tout cas si ça t'arrive un jour, ce que je ne te souhaite bien évidemment pas (mais je suis bien placée pour savoir que la santé c'est une grosse loterie !), j'espère que tu as des amis aussi formidables que les miens. Et les amis c'est très important, parce qu'on a parfois de douces illusions en ce qui concerne la famille...
"Bien à toi...
"Ta cousine chez qui tu as passé de nombreuses vacances..."
Mais je n'en ai pas eu le cran. L'avocat du diable m'a convaincue... Elle est maladroite, elle ne sait pas dire les choses, à 22 ans, on ne comprend pas forcément, elle n'a pas eu une vie facile, tu sais ses parents ont divorcé récemment, elle ne sait pas ce que c'est, elle n'y a pas pensé...
Bref. Je ne ferais plus d'efforts...
Et ce soir, quand elle m'a parlé, sans me demander comment j'allais depuis notre dernière conversation il y a environ 2 mois, de son projet de gateau en bonbons, je n'ai rien dit de tout ce que j'avais sur le coeur. J'ai vaguement répondu, froidement.
23:21 Publié dans Au prix où sont les courges... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : résolutions
19 mars 2008
S.T.O.P
Ras le pompom des mauvaises nouvelles ! STOP !
Autour de moi les annonces diagnostic critiquent se multiplient à vitesse-éclair.
Comme si j'avais été précurseur d'une série de maladies graves chez les gens que j'aime... ça fait peur !
J'ai peur.
De la suite...
Comment peut-on expliquer tout ça ? notre environnement qui se détériore à ce point ? nos modes de vie pourtant raisonnables ne le sont encore pas suffisamment ? Les progrès technologiques et scientifiques nous font-ils courir à notre perte ? J'en viens à penser que nous sommes une génération maudite !
Faut-il se blinder déjà tout petits à perdre au cours de sa vie ses amis, ses frères, ses enfants ?
Je vais retourner voir la psychologue de l'hopital.
J'en ai besoin je crois.
15:13 Publié dans Au prix où sont les courges... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bataille
13 mars 2008
Présent
J'ai toujours accepté les cadeaux que l'on m'a offerts. Je m'en voulais parfois de prendre ce qu'on me donnait, mais j'ai du mal à résister à quelque chose qui m'attire ! Je n'arrive pas à refuser ce qui me fait plaisir... Je me suis finalement rendue compte que lorsqu'on propose d'offrir quelque chose à quelqu'un qui le refuse, c'est assez vexant... j'appécie les gens qui disent ce dont ils ont envie, ceux qui acceptent qu'on paie pour eux un café, ceux qui choisissent de bon coeur la couleur de t-shirt qu'ils avaient vus dans la vitrine « il te plait ? Et bien, entre, je te l'offre ! » alors je ne suis plus gênée, devant les offres qu'on me fait, de ne pas tergiverser pendant des heures « oh non, tu crois ? T'es sûre ? Bin oui moi ça me plait... mais tu n'as pas à me l'offrir... mais en quel honneur ? » les cadeaux font autant plaisir à celui qui les offre qu'à celui qui les reçoit, parfois même plus. Alors je n'ai plus peur de m'enthousiasmer, de remercier cent fois, de sourire, d'embrasser une, deux, trois fois ! Cette vieille dame, je sais que ça lui fait plaisir de m'offrir ce livre, mais elle ne sait pas lequel, elle m'a demandé de lui envoyer les références d'un ouvrage qui me plairait... j'ai hésité un instant, et puis finalement je vais le faire, mais je vais bien le choisir mon livre !
Et devant un tel cadeau, présenté sur un plateau d'argent : la guérison. Comment réagir ? Faire la mijorée, me cacher derrière ma maladie en disant non merci, le statut de malade c'est pas si mal, avouer que j'ai peur de revenir à une vie normale ? Ou plutôt à cette transition entre maladie et normalité : le corps est guéri mais d'apparence décharné, les yeux sont cernés et le crane encore luisant. Ai-je le droit d'accepter alors que lui est entre le vie et la mort ?
Ai-je le droit d'accepter de vivre, moi qui reviens de si loin, si lui n'y parvient pas ?
J'ai accepté ce cadeau avec un sourire immense : la fin du traitement et de tout ce qui va autour. Mais est-ce normal de se sentir coupable de lui l'avoir pris des mains si goulûment, et de ne rien pouvoir lui offrir à lui que des pensées colorées ?
15:41 Publié dans Au prix où sont les courges... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bataille
05 mars 2008
Assommoir
Tout a commencé par une mauvaise grippe, puis l'hospitalisation d'urgence pour une pneumonie, et ce soir, ses jours sont en danger.
Je ne pensais pas être la plus malchanceuse de la Terre, mais je pensais avoir vécu mon lot de "pire." Eh bien non, il y a toujours pire, il y a toujours plus rare, plus surprenant, plus "grave" si l'on peut juger/jauger la gravité.
Et quand moi je leur ai annoncé ma maladie, les gens se sentaient-ils aussi mal que je me sens moi en ce moment ?
Et lui comment se sent-il ? est-ce qu'il dort à cette heure tardive ? est-ce qu'il a peur ? est-ce qu'il se rend seulement compte de ce qui se passe ?
Et moi est-ce que je m'en rendais compte ? Quand on est pris dans quelque chose qui nous dépasse, on ne peut que suivre le mouvement et supporter les longues journées, l'attente, la fatigue... Dormir, le seul moment qui soulage. Le repos, le temps qui passe sans nous. C'est ce qu'on peut souhaiter de mieux. Alors jusqu'à ce qu'il aille mieux, je lui souhaite de dormir le plus qu'il peut !
Il ira mieux, il ne peut en être autrement.
Il y a un moment où tout rentre dans l'ordre. J'ai besoin d'y croire. Où la vie redevient ce qu'elle a toujours été, avec des contrariétés futiles comme une tache sur un chemisier ou un lave-vaisselle en panne, avec des larmes bêtes comme celles versées devant un film à l'eau de rose.
Les larmes montent. Trop de souvenirs, trop de mauvais moments passés qu'on aimerait oublier mais qu'on ne peut pas. Je les revis tous. Ils resurgissent quand ils me sentent faible. Ils sont resté gravés dans ma mémoire au chapitre "fin de ma première vie", je les écris. Certains détails me reviennent en pleine nuit au détour d'un mauvais rêve. Comme cette femme inventée qui me disait "j'ai su que tu étais malade, mais ça ne devait pas être bien grave."
J'ai frolé la mort sans même m'en rendre compte.
Lui non plus ne doit pas s'en rendre compte...
00:55 Publié dans Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bataille
26 février 2008
dos crawlé
Petite note rapide pour dire que je nage dans le bonheur !! Mon petit loup est arrivé samedi, et la rencontre a été plutôt fructueuse !
Lui et moi on est lié j'en suis sûre ! de par ce qu'on a vécu de difficile au même moment, on se ressemble, on se comprend sans se parler.
Je passe de longues heures les yeux dans ses yeux qui me fixent aussi, à l'observer évoluer, gazouiller, rire. Il me parle avec ses yeux.
Je fais le plein de bisous, de calin, d'odeur mustela, de gagatude !
Je lui chante des chansons de "pirouette cacahuète" au "magicien" de Karpatt en passant par "bateau sur l'eau." ça lui plait je crois !
J'observe cette nouvelle relation qui se crée entre lui et moi, entre tatie et neveu, entre une presque adulte et un pas tout à fait enfant, cette relation qui est si particulière et qui n'est pas tout à fait semblable à celle que j'ai crée avec chacun de ses cousins...
Un petit lien unique, précieux et à arroser doucement au fil des ans.
Bonne semaine.
12:29 Publié dans Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : +
13 février 2008
Tchiki tchiki
Extrait du film Transylvania - Tony Gatlif
12:25 Publié dans L'heureux mix | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Coup de soleil
La maison m'a semblé presque irréelle quand je suis entrée. Trop d'absence depuis trop longtemps, j'avais oublié.
Je ne me souvenais plus du petit sapin à côté de la porte, de la lumière du jardin lorsqu'il fait soleil, de la chaleur moelleuse du canapé...
Mais je suis de retour et j'en profite.
Je suis couleur café et je pèle de partout, cause la dernière chimio qui a brulé les cellules de ma peau, comme un gros coup de soleil : cet été interdiction de farniente sur la plage !
Cette dernière chimio, chimio de "conditionnement" avant la greffe, cette chimio que personne ne m'avait dit aussi dure. La dernière mais la plus forte aussi, pour mettre KO tout ce qui pouvait rester de mauvais... mais aussi tout le reste, avec tellement d'effets secondaires qu'on se demande si le traitement ne rend pas plus malade que la maladie en elle-même !! un comble !
Mais maintenant c'est terminé !
On ne me parlera plus de sous-clavière, de chimio, d'aplasie...
Encore des prises de sang 2 fois par semaine, et ce n'est pas gagné étant donné mon capital veineux et son état post-chimio... On m'a encore charcuté 3 fois ce matin avant de piquer dans une veine de la main ! "je vous dis qu'il n'y en a pas au pli du coude !"
J'ai demandé à ce que ce soit un nouveau médecin qui fasse mon suivi, médecin que j'ai rencontré en stérile puis qui s'est occupé de ma sortie. Médecin consciencieux et rassurant qui m'a téléphoné tout à l'heure car il avait eu les résultats du labo de lundi et qui s'inquiétait de la trop importante décoagulation de mon sang... un peu en retard car tout ça avait été repris par mon médecin traitant depuis lundi soir "diminuez le sintrom d'un quart et stoppez les injections", mais quand même, il a appelé...
j'ai des milliers d'envies de sorties, de concerts, de spectacles, d'expositions... mais je suis encore convalescente, il faut que je prenne le temps de me remettre de tout ça.
"je compte bien aller à un concert en ta compagnie" phrase tombée de nulle part qui m'a fait sourire toute la journée d'hier. Moi aussi j'y compte bien... et plus si affinités !
Malgré tout j'ai cette peur au ventre qui me tient et ne me lache pas. La peur que le traitement ait tellement détruit de choses que je n'en sortirai jamais, qu'il entrainera des problèmes ultérieurs, qu'il me contraindra dans quelques années à être à nouveau malade des reins, du coeur, des poumons ou de la peau...
Comment le corps peut-il résister à autant de poison d'un coup dans ses vaisseaux ?
Quoi qu'il en soit, c'en est fini du lymphome, et ça c'est déjà quelque chose.
Il suffit d'attendre.
12:02 Publié dans Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bataille
12 janvier 2008
Inventaire
Je règle mes petites affaires avant de partir.
J'ai terminé les lettres, les cartes, les paquets à envoyer. J'ai choisi les livres, les films qui me suivront.
Je fais en sorte d'être suffisamment bien pour pouvoir supporter d'y retourner, pour longtemps et dans des conditions plus difficiles.
Hier l'ostéopathe m'a doucement dénoué le dos, m'a appris à me relaxer pour en dénouer une partie moi-même, m'a encouragée à être forte, et m'a complimentée sur l'éclat encore présent dans mes yeux "et tant que vous avez cet éclat-là, tout ira bien..."
Hier était le jour de ma première sortie dans le monde depuis longtemps. Marcher dans la rue. C'est tout simple et pourtant ça m'a demandé de gros efforts. Non les gens ne m'observaient pas plus que quelqu'un d'autre, non mon bonnet n'était pas suspect, non ma maladie n'est pas fixée sur mon visage, ma silhouette.
J'ai eu de la chance, je n'ai rencontré personne que je connaissais, personne qui m'a demandé "alors comment ça va ? ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu !"
Hier j'ai revu mon oncle et ma tante qui n'ont pas arrêté de me dire "oh tu n'as pas l'air malade, hein, ça ne se voit pas, on ne dirait pas que tu es malade..." d'ailleurs ils m'ont démasquée, c'est une fausse maladie que j'ai... c'est obligé ! "tu as perdu 10 kg ?? ça ne se voit pas..." merci ça fait plaisir ! comment je dois le prendre ??
Enfin je me suis rendu compte surtout qu'il y a des gens qui ne savent pas comment réagir, quoi dire, face à la maladie. Elle leur fait peur, non pas parce qu'ils ont peur qu'elle leur saute dessus, mais parce qu'ils se rendent compte que finalement, ça peut arriver à tout le monde, même avec la meilleure hygiène de vie.
Je suis assez sereine, contrairement à il y a quelques jours. Il faut y aller, eh bien allons-y. Après je serais tellement tranquille... Après je n'aurais plus à y retourner quand j'irais bien. Après je n'aurais plus à supporter tout ça !
Alors je vais mettre mon poing dans ma poche, et accepter d'y retourner pour un mois voire plus.
11:48 Publié dans Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : bataille
09 janvier 2008
A l'attaque
Ce sont les flammes d'une colère
Qui viennent embraser le regard
De l'éparpillement de mes frères
Mes copains du "c'est pas trop tard"
C'est un joie démesurée
De faire les grandes découvertes
De nos histoires sans passé
De nos conneries recouvertes
Notre fierté d'être sans haine
Et de retourner au charbon
En gueulant "les gars faut qu'on s'aime
Et le chemin sera moins long"
Et c'est pas fini et ça continue
Vas y patron sers moi un rêve
Je te le paierai en fou rire
Il est pas l'heure de la trêve
On laissera pas nos poings mourir
Si on fait la collec' des rires
C'est pour préparer nos combats
C'est parce qu'on sait pas trop quoi dire
À part regardez plus en bas
Et si on mélange nos pleurs
Dans une mer d'amitié
C'est qu'il nous reste un peu de peur
Et qu'on a su la partager
Quand de sublimes engueulades
Viennent allumer le petit jour
C'est la honte d'un monde malade
Et c'est pour ça qu'encore on court
Et c'est pas fini et ça continue
Vas y patron sers moi un rêve
Je te le paierai en fou rire
Il est pas l'heure de la trêve
On laissera pas nos poings mourir
Et vos têtes en timidité
Tellement que vous aimez les autres
Pas besoin de vous imiter
Parce que j'vous aime c'est vous mes autres
Quand la folie dévaste tout
On voyage par petits bouts d'phrase
Un tour de terre en rien du tout
C'est notre cafard qu'on écrase
Quand on reprend le temps de s'asseoir
Au comptoir des quand même content
On s'dit que ça s'appelle l'espoir
On s'dit qu'on a encore du temps
Et qu'c'est pas fini et qu'ça continue
Vas y patron sers moi un rêve
Je te le paierai en fou rire
Il est pas l'heure de la trêve
On laissera pas nos poings mourir
À l'attaque, à l'attaque, à l'attaque, à l'attaque
À l'attaque
11:30 Publié dans L'heureux mix | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Loic Lantoine
04 janvier 2008
Cracher nos souhaits
Je sens que le mois de janvier va être très dur... et je ne suis même pas encore en secteur protégé ! je suis tranquilou chez moi, je me fais bichonner question nourriture, je fais ce que je veux, aucune contrainte...
Et pourtant je pleure tous les soirs en m'endormant.
Je m'énerve moi-même.
Je m'accroche à chaque petite chose (et il y en a peu) que je peux plannifier, et quand ça ne se passe pas comme prévu, je le prends très mal... (oui je vire dépressive un peu pour courroner le tout !)
Alors je leur en veux d'avoir accepté, puis d'annuler maintenant, parce que moi je n'ai que ça à quoi me raccrocher, je n'ai qu'elles pour me soutenir, pour me pousser vers le haut. Je suis égoïste, mais je leur en veux.
Elles, elles ont une vie, elles ont peut être du mal à me caser dedans, parce qu'elles sont bien remplies, mais moi je n'ai qu'elles pour combler le simulacre que j'ai moi... je les attends leurs visites, je les prépare, parce qu'elles me font rire, parce qu'elles me parlent d'autre chose, parce que j'ai besoin qu'elles viennent à moi puisque je ne peux pas sortir de chez moi.
Et je lui en veux à elle d'avoir ses révisions et ses partiels juste au moment ou moi j'aurais besoin qu'elle soit le plus présente.
Moi qui passe mes journées devant mon ordinateur à attendre que quelqu'un se connecte, à quémander un mail ou un nouveau post sur mes blogs préférés... Quelle vie !
Alors je leur en veux, et j'en ai marre, et je m'en veux de leur en vouloir !
Je lui en veux aussi de m'avoir proposé son soutien, son écoute pour "cracher des mots" et d'être maintenant trop occupé pour me soutenir et m'écouter, alors mes mots, je les crache ici. Je lui en veux de ne pas avoir vu que je m'attachais beaucoup à lui, et de ne pas s'être rendu compte que peut être que c'était moi la femme de sa vie !! (oui c'est un peu présomptueux, mais j'ai dit "peut-être")
Et je lui en veux, à mon père, ce héro, d'être sur les nerfs, de ne pas comprendre, d'être susceptible et de prendre mal tout ce qu'on lui dit, parce que moi je n'ai pas besoin de ça en ce moment !
Moi j'ai besoin de soutien, et tout le monde me lâche au jour d'aujourd'hui, ce n'est pas voulu mais c'est un fait, c'est la période qui n'est pas bonne peut-être, je ne sais pas, mais moi je sens bien que le 14 je vais leur dire "non merci, ce sera sans moi, je m'arrête là, merci pour vos bons soins mais là ça me suffit !"
(mano solo - janvier)
20:40 Publié dans Au prix où sont les courges... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : bataille
01 janvier 2008
une étincelle dans la gorge
Si une nouvelle année c'est une page tournée sur la précédente, j'aimerais moi aussi tourner la page, passer à autre chose, laisser derrière moi toutes les déceptions...
Mais il y a toujours cette fatigue chronique, ces tiraillements dans mes mollets quand je marche, ces cicatrices qui me démangent et qui me tirent la peau, cette barrière aseptisée entre moi et les gens que j'aime, cette phobie des microbes des maladies qui pourraient me mettre KO.
Il y a toujours cette chambre stérile dans 13 jours exactement.
Les larmes coulent à mesure que les jours passent.
Et il y a toutes ces choses qui me minent le moral et qui assombrissent mes pensées...
Ce petit bonhomme que je ne verrai pas avant ses 2 mois, les dissidences familiales quant aux parrain/marraine, les rancoeurs massérées pendant longtemps que cela fait resurgir, l'incapacité de choisir, de décider, de controler quoi que ce soit... le brouillard sur mon avenir professionnel, aurais-je vraiment envie de reprendre après tout ça ?
Ce copain à qui je m'étais énormément attachée, qui m'a prévalu de nombreux tricotages cérébraux, "peut-être que..." et puis finalement non, c'en est une autre qui a eu la fève... j'espère au moins qu'elle sait ce qu'elle a gagné...
Bref l'année commence bien et on m'avait dit qu'elle ne pourrait pas être pire que la précédente...
11:35 Publié dans Au prix où sont les courges... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : bataille







































