21 octobre 2008
Thérapie de gouffre
C'est compliqué de trouver sa place dans une psychothérapie...
On se confie à quelqu'un qui n'est là pour nous que lors des heures de rendez-vous. Et lorsqu'on aurait envie de lui parler, de le questionner, d'avoir son avis ou ses conseils sur tel ou tel événement, en dehors des heures de consultations, et bien c'est impossible. On se retrouve seul avec ses problèmes et ses frustrations. Et à la séance suivant, en général, on ne lui en veut même pas d'avoir été absent lorsqu'on en avait besoin, tellement content de le revoir !
La frustration de l'absence du thérapeute alterne avec la fierté de nous avoir accorder du tempe et de l'attention (en contre-partie financière, tout de même...) l'espace d'un instant. Et au final la frustration de ne pas avoir le temps de tout dire, lors du temps accordé par la séance. Le fait d'être orienté par ses questions et de ne pas dire l'essentiel.
Une psychothérapie devrait être une prise en charge au jour le jour, à chaque instant. Pour orienter nos réflexions au moment-même où nous en avons besoin. Pour coçnfier nos craintes, peurs, émotions, de manière instantanée, sans avoir à les ruminer jusqu'à la prochaine séance...
J'aime ces séances, j'aime beaucoup ma psy et pourtant j'ai l'impression que ce n'est pas complètement satisfaisant pour moi. J'en voudrais plus.
Mais comment serait-ce possible ?
Où est mon Jiminy Cricket ?
6 mois de thérapie, et pas encore parlé de mon abonné absent qui me manque, pas résolu cette rancoeur envers mon frère... et pas encore du besoin de lui parler en dehors des séances.
Je suis retombée malade (rien de grave, juste un bon gros zona intercostal très douloureux) je ne peux plus bouger au niveau du thorax, je suis fatiguée, je ne fais rien de mes journées parce qu'on m'interdit d'aller en cours...
Comment ne pas me souvenir des mêmes sensations, apparues il y a pile un an, pour quelque chose qui aurait pu me couter la vie ?
Comment réagir à ça autrement que mal ?
J'aurais aimé lui en parler maintenant. Qu'elle me rassure, qu'elle me parle.
Je devrais attendre une semaine.
Je devrais attendre que ça ne me pose plus problème pour le résoudre...
18:03 Publié dans Au prix où sont les courges... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : angoisses et cie
13 octobre 2008
Je cherche encore
Un week end pour me réapproprier mon lieu de vie, ma chambre et aussi les pièces communes, ma petite colocation.
Rattraper (un peu !) le temps que mes colocataires ont passé sans moi.
Redécouvrir les recoins, la lumière aux différents moments de la journée, le bruit du marché le dimanche, les horaires des trains qui passent tout près...
Retrouver une vie de jeune femme de 21 ans comme elle aurait dû être, sans interruption... sortir, rencontrer du monde, voir des gens, aller à des concerts... ou tout simplement me balader dans la ville, sous un grand soleil...
Quel bonheur de retrouver Debout sur le Zinc dans la nouvelle salle de concert !! et quelle impatience vis-à-vis de leur nouvel album maintenant que j'ai entre-aperçu les nouvelles chansons !!
Me remettre au dessin, aux croquis, et ce n'est pas si mal ! écrire, chanter...
Repenser à ces deux musiciens qui cherchent une chanteuse... et finalement, pourquoi pas ?
Relire un peu mes cours de psychiatrie, parce qu'il le faut bien. Et puis m'arrêter à un seul... on verra après. Je profite de ma solitude...
Essayer d'oublier un peu mon indécis-arlésienne, celui qui ne vient pas, celui qui clôt le débat... celui qui hante mes pensées !! celui qui me fait enrager par sa distance, celui qui me laisse dans mon coin... Essayer de résister à l'envie de l'appeler, de lui envoyer simplement un tout petit mail de rien du tout... Mais non, savoir être ferme sur ses appuis.
Jusqu'au jour où... mais pour l'instant je ne flanche pas !
Et hier soir, cet appel d'une bénévole de mon association que je ne connaissais pas, avec qui je vais peut être intervenir à présent, qui me dit "tu es la Justine du centre de cancérologie ?" heu oui... "j'étais externe là-bas en janvier, je me suis occupée de toi, mais avec calot, masque et surblouse... quand j'ai vu ton nom dans le listing, j'ai espéré très fort que ce soit toi, que tu ailles bien ! je suis très contente !"
Et moi toute surprise qu'elle se souvienne de moi, qu'elle ait repéré mon nom dans une liste 9 mois après m'avoir eu comme patiente...
Parfois, ça fait du bien de savoir qu'on laisse quelques traces dans les esprits...
11:37 Publié dans Au prix où sont les courges... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : résolutions




































