12 mai 2008
Sous mes cheveux
Les blérots de RAVEL (voleurs du dimanche)
On est là comme deux cons
On est bien tous les deux
C'est pas pour not' pognon
Mais pour c'qu'y a dans nos yeux
Que la foule se fige
Et s'émerveille un peu
Il s'rait ptet' temps qu'tu piges
Tout c'qui se passe sous mes cheveux
Parce que toi t'as rien vu
Pendant toutes ces années
D't'façon t'y aurais pas cru
C'que c'est beau l'amitié
Mais au premier coup d'vent
J'aurais chopé ta main
Prétextant l'accident et comme ça
Ouais comme ça l'air de rien...
T'entrainer pour valser
Dans ces bistrots crados
Où j'ai trainé mes grolles
Quand j'avais le coeur gros
Me serrer contre toi
Se bouffer les coins d'table
Tournoyant dans tes bras
Au delà du raisonnable
On ferait tout c'qu'on trouve nul
Quand on doit l'faire tout seul
Comme s'balader l'dimanche
Et puis boire du tilleul
Parce que là j'en peux plus
J'connais tous tes secrets
Et tes histoires de cul
Qui s'terminent en civet
Quand on parle d'autres filles
Et qu'on partage ton pieu
Ben y'a pas qu'dans mon bide
Qu'y'a comme une sorte de noeud
Et te trouver si belle
Quand tu m'embrasses la joue
L'amitié c'est cruel
Et c'est pas fait pour nous
Enfin ça crève les yeux
J'suis fait pour être ton homme
On s'rait bien tous les deux
Si t'étais pas si conne !
11:39 Publié dans L'heureux mix | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blérots de ravel
13 février 2008
Tchiki tchiki
Extrait du film Transylvania - Tony Gatlif
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09 janvier 2008
A l'attaque
Ce sont les flammes d'une colère
Qui viennent embraser le regard
De l'éparpillement de mes frères
Mes copains du "c'est pas trop tard"
C'est un joie démesurée
De faire les grandes découvertes
De nos histoires sans passé
De nos conneries recouvertes
Notre fierté d'être sans haine
Et de retourner au charbon
En gueulant "les gars faut qu'on s'aime
Et le chemin sera moins long"
Et c'est pas fini et ça continue
Vas y patron sers moi un rêve
Je te le paierai en fou rire
Il est pas l'heure de la trêve
On laissera pas nos poings mourir
Si on fait la collec' des rires
C'est pour préparer nos combats
C'est parce qu'on sait pas trop quoi dire
À part regardez plus en bas
Et si on mélange nos pleurs
Dans une mer d'amitié
C'est qu'il nous reste un peu de peur
Et qu'on a su la partager
Quand de sublimes engueulades
Viennent allumer le petit jour
C'est la honte d'un monde malade
Et c'est pour ça qu'encore on court
Et c'est pas fini et ça continue
Vas y patron sers moi un rêve
Je te le paierai en fou rire
Il est pas l'heure de la trêve
On laissera pas nos poings mourir
Et vos têtes en timidité
Tellement que vous aimez les autres
Pas besoin de vous imiter
Parce que j'vous aime c'est vous mes autres
Quand la folie dévaste tout
On voyage par petits bouts d'phrase
Un tour de terre en rien du tout
C'est notre cafard qu'on écrase
Quand on reprend le temps de s'asseoir
Au comptoir des quand même content
On s'dit que ça s'appelle l'espoir
On s'dit qu'on a encore du temps
Et qu'c'est pas fini et qu'ça continue
Vas y patron sers moi un rêve
Je te le paierai en fou rire
Il est pas l'heure de la trêve
On laissera pas nos poings mourir
À l'attaque, à l'attaque, à l'attaque, à l'attaque
À l'attaque
11:30 Publié dans L'heureux mix | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Loic Lantoine
29 décembre 2007
La panique mécanique
Dionysos (La mécanique du coeur)
Quand je panique la mécanique de mon coeur déraille au point que je me prenne pour un vieux train
Loco locomotive à vapeur qui fait du wheeling sur les rails de mes propres peurs
J'ai peur de quoi? J'ai peur de toi, enfin de moi sans toi, regarde
Tu vois la vapeur filtrer sous les rails
C'est la panique mécanique de mon coeur, loco locomotive loco locomotive à vapeur
La panique mécanique de mon coeur, loco locomotive loco locomotive à vapeur
A l'heure qu'il est je suis sonné comme un clocher abandonné dans un désert de fumée bleue
Comme la peur de m'en aller, allez allez les aléas des allers-retours me cause quelques fracas
Que j'apprendrai à éviter une autre fois, mais là voyez ça commence à claquer j'ai du pop-corn dans le coeur
C'est la panique mécanique de mon coeur loco locomotive loco locomotive à vapeur
La panique mécanique de mon coeur, loco locomotive loco locomotive à vapeur
Gare à moi sans toi si tu ne m'attends pas à la gare
Mon coeur est lourd il ne flotte pas dans les océans même pacifiques
Il coule à pic un coeur qui pique je le sais, n'est pas très bon à aimer
C'est la panique mécanique de mon coeur...
12:14 Publié dans L'heureux mix | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : dionysos
27 novembre 2007
Les papillons
Thomas Fersen
Sans attendre la quille,
Je sors de ma coquille
Désertant la caserne
Qui me gouverne
Pour flâner dans la rue
Avec d'autre recrues
Dans nos manteaux d'hiver,
Papillons verts.
C'est au coeur de la ville,
La vie civile
Que nos soldes sont bues.
Les bourgeoises enchantées
De se désargenter,
D'aller faire les boutiques,
Papillons chics...
Les papillons... Les papillons...
Le diable nous emporte
Avec les feuilles mortes
Au grand bal des fantômes
Papillons jaunes
Ou dans quelque manège
Sous les flocons de neige,
Angéliques et mouillants,
Papillons blancs.
La cigarette au bec,
Je poursuis ma cueillette
En regardant descendre
Un papillon de cendres
Dans l'anonymat
D'une salle de cinéma
Parmi d'autre poussières
En habit de lumière...
Les papillons... Les papillons...
Dire que mes vingt ans,
Je les passe à tuer le temps
Sans connaître la gloire
D'être un seul soir
Un as de la voltige,
Matador de vingt piges,
Un coquelicot qui bouge,
Papillons rouges.
Moi, c'est grisé d'alcool
Que je prends mon envol
Dans la rue vers minuit,
Papillons gris.
La Lune les libère
Et, sous les réverbères,
Ce sont les noctambules
Qui déambulent...
Les papillons... Les papillons...
Parfois, parmi le nombre
On voit une ombre
Qui fait parler ses yeux,
Papillons bleus
Mais on n'écoute rien:
On pense à autre chose
Quand ses lèvres nous causent,
Papillons roses
Et parfois, on la suit,
Sous son grand parapluie
Mais son prénom nous fuit,
Papillons de nuit
Et quand, le lendemain,
Il reste sur la main
L'ombre de son parfum,
Tout un jardin,
Elle est déjà loin.
Elle n'est plus qu'un point
Et c'est le désespoir
Papillons noirs...
Car sur le guéridon,
Griffonné au crayon,
Il reste un papillon:
"Adieu Léon".
Les papillons... Les papillons...
11:47 Publié dans L'heureux mix | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : thomas fersen
05 novembre 2007
Le jour se lève
Padam (t'es belle)
Ça y est le jour se lève
Et écarte d'un geste
La toile de nuages
Qui nous recouvrait la tête,
Ça y est le jour se lève
Et toc à ma fenêtre
Me tire de mon sommeil.
Ça y est le jour se lève
J’enfile mes baskets
Dévale les étages
Et manque de me fracasser la tête
Ça y est le jour se lève
Je salue la concierge
Qui chante un air de chez elle.
Ça y est le jour se lève
Moi, j'entame ma ballade
Du côté de la route où
Le soleil tape
Ça y est le jour se lève
Un papy lui sourit
De ses dents qui se gâtent.
Aujourd’hui la vie s'est faite belle
Elle a mis tout son tapa à l’oeil
Pour qu'encore nos yeux s'illuminent
Aujourd’hui la vie s'est faite belle
Elle a mis tout son tape à l'oeil
Comme une vieille concubine
Qui a cru
Qu’on ne l'aimait plus.
Ça y est le jour se lève
Et écarte d'un geste
La toile de nuages
Qui nous recouvrait la tête,
Ça y est le jour se lève...
12:05 Publié dans L'heureux mix | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Padam
20 octobre 2007
Les manteaux
Amélie-les-crayons (La porte-plume)
Quand revient l'hiver à ma porte
Quand il faut que je sorte
Mon manteau tout vieux tout moche
Y a des cadeaux dans ses poches
Des merveilles et des surprises
J'oublie le temps des cerises
J'ai vu des bouts de ma vie
Dans la feutrine de mon viel ami
J'ai vu et j'ai grandi
Ne lavons plus nos manteaux
Ils seront toujours chauds
Ils sont remplis de trésors
Nous aurions tort
Quand je suis sur le pas de ta porte
Quand je fais la fille-forte
Dure comme la pierre et la roche
Y a des mouchoirs dans mes poches
Et puis plein ma valise
Je pense au temps des cerises
Jai vu des bouts de ma vie
Dans tes pupilles mon ami
J'ai vu et j'ai grandi
Ne plaquons pas nos amours
Et c'est au fil des jours
Qu'elles se remplissent de trésors
Nous aurions tort
Et le jour qui me verra morte
Quand je passerai la porte
Les grelots et les cloches
Chanteront un air qui s'approche
A ma grande surprise
Du temps des cerises
Et tous les bouts de ma vie
Resteront chez vous mes amis
Resteront chez vous mes amis
Seront tous en fête
Seront tous en fête...
16:00 Publié dans L'heureux mix | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Amélie-les-crayons
28 septembre 2007
Les vipères aux poings
Les hurlements d'Léo (Temps Suspendu)
En face à face
chiens de faience
chien de fusil
chienne de vie
dis-moi si tu es mon amie
Des sourires et des sons de cloches
des motifs et des bruits de couloir
comme souvenir je ferai l'affaire
comme avenir on n'y croit plus vraiment
le dindon de ta farce
ton faire-valoir ta midinette
des voyages organisés
l'ami volage identifié
du goufron et des plumes
hors la loi
mort ou vif
m'y suspendre à ta potence
m'y suspendre à ta potence
le bonheur en illusion d'optique
pour plus de cirque et moins de coeur
les rancoeurs en panoramique
sourire critique en ma faveur
le mors au dent
les peines perdues
des malentendus en veux-tu
des obstacles en veux-tu
des batons dans les roues
des boués de sauvetages
des sourires édentés
des valises à porter
les siennes et celles des autres
les siennes et celles des autres
à peine plus sage
à peine plus doux
je garde la flamme
la rage est intacte
là au fond de mes poches
la main sur la lame
arrêter les virgules
enfin mettre les points
un point d'honneur
un point c'est tout
des poings et des tensions
des points de suspension
des poings et des tensions
des points de suspension
un final stupéfiant
un artifice majeur
un brulant surprenant
un baroud d'honneur
tu l'as pris dans les dents
un incident mineur
je garde la flamme
la rage est intacte
et les vipères aux poings
je garde la flamme
...
je garde la flamme
et les vipères aux poings
en face à face
chiens de faience
chien de fusil
chienne de vie
dis-moi si tu es mon amie...
________________________________
Hier a eu lieu le "bizutage" (mot bien trop lourd de sens pour parler d'une journée d'intégration facultative entre
promotions) de mon école. Tant pis. Je ne serais pas "bizutée" par ma colocataire. Je m'en remettrai.
Hier aussi j'ai fait ma première sortie depuis l'opération. Je suis allée cueillir des fleurs dans une jachère fleurie. La maison embaume l'herbe fraiche, la pluie et une douce odeur de fleurs.
J'adapte mes petits bonheurs à la situation...
10:25 Publié dans L'heureux mix | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Les hurlements d'Léo, bataille
19 avril 2007
Pourquoi ?
Adrienne Pauly (Adrienne Pauly)
Sac de dame ouvert en grand
Cheveux coiffés n’importe comment
Pourquoi j'm’enfuis pourquoi j’m’en fous
Je marche même pas dans les clous
Pourquoi j’m’arrête...Le ciel est lourd
Les yeux fixes regardant nulle part
Pourquoi je vais jamais nulle part
Pourquoi j’m’arrête pourquoi j'm’inquiète
Le ciel est lourd le ciel est lourd...
Pourquoi j’ai pas mes lunettes noires
Dans un très beau fauteuil en cuir
Je serais pas là à m’évanouir
Pourquoi pourquoi ?
Pourquoi j’ai pas mes lunettes noires
Je ne serais pas là à m’enfuir
Mes lunettes noires, ma belle Jaguar
Je serais peinard...
Dans mon cinéma permanent
Du grand du vrai ciné qui ment
Pourquoi je reste sur le trottoir
J’vois des bateaux mais j’vais nulle part
Pourquoi pourquoi
Pourquoi je rentre pas chez moi
Chez moi c’est tout petit et c’est froid
Alors avant d’allumer le gaz, j’allume la télé
Mais ca m’rase...
Pourquoi j'suis pas Reine d’Angleterre
Sur mon beau bateau voir la mer
Pourquoi j’peux pas boire du thé
Dans des petites cuillères dorées
Pourquoi j’peux pas d’un coup d’soupir
Un verre de blanc un peu moins d’vent
Pourquoi j’peux pas
Tu vois c’que j’veux dire
Etre la reine dans mon royaume
Etre la reine dans mon royaume
Pourquoi j’ai renversé c’plateau
Pourquoi j’garde jamais un boulot
Parce que j’veux tout sur un plateau
Pourquoi pourquoi ?
Parce que j'suis la reine d’Angleterre
Qui attend son prince charmant
Parce que je suis la reine si je veux
Et si tu l’vois pas c’est vraiment
Que t’as d’la merde dans les yeux
Que t’as d’la merde dans les yeux
Que t’as d’la merde dans les yeux, les deux
Parce que moi moi je bois du thé dans des petites cuillères dorées
Parce que moi moi d’un coup d’soupir un verre de blanc, un peu moins d’vent
Tu vois c’que j’veux dire
Tu vois c’que j’veux dire
16:07 Publié dans L'heureux mix | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Adrienne Pauly
27 février 2007
L'iditenté
« Désolé mamselle, mais là votre carte elle est périmée, alors je peux rien faire pour vous... »
Comme quoi il y a toujours des coïncidences, et il fallait que la date de renouvellement de ma carte d'identité tombe au moment même où je ne sais plus qui je suis et qui je veux être ! (disons je le sais mais pas très bien...) Du coup je reviendrais, ce n'est pas grave...
11:50 Publié dans Le tourbillon de la vie, L'heureux mix | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Têtes Raides





































