06 décembre 2008
Demain c'est Noël !
Je vous prie de m'excuser de ce manque de présence ici...
Je suis en pleines révisions pour mes évaluations d'orthopédie-rhumatologie, et ce n'est vraiment pas ma tasse de thé ! (même si mes souvenirs -lointains !- de P1 m'aident beaucoup !)
Et c'est sans compter la multitude de choses qui se passent dans ma tête, dans ma vie. Noël arrive et avec lui les bons moments au coin de la cheminée, à manger les marrons grillés traditionnels.
Pleins de projets pour mes cadeaux faits-maison, et pas le temps d'y penser autant que je voudrais.
Ma vie reprend des accents de normalité, même si elle s'efforce aussi à ma rappeler par où je suis passée il n'y a pas si longtemps...
J'ai mis quelque temps à le comprendre, mais maintenant j'en suis consciente : la maladie fait à présent partie de moi, et je ne peux pas faire comme si de rien était. C'est un fait. Bien ou mal, je n'en sais encore trop rien.
Aucun signe de vie de mon indécis depuis ma fête d'anniversaire où il n'est pas venu. Il ne répond plus aux messages, ni à rien du tout. Et moi je ne comprends pas... Comment peut-on être si proche de quelqu'un à un moment donné, et à des millions d'années lumière quelques mois plus tard ? Y avait-il quelque chose en moi alors que j'étais malade que j'aurais perdu maintenant ? l'attrait de la souffrance ? La peur de mon incompréhension de sa souffrance à lui maintenant que la mienne est plus ou moins résolue ?
Et cette chanson qui me fait tellement penser à lui... Juste un baiser pour Noël, ce n'est pas grand chose.
18:00 Publié dans Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 novembre 2008
Soignant soigné
Quel statut a-t-on lorsqu'on est "patient" à l'hopital ? Quand notre univers, pour un temps déterminé, tourne autour d'une chambre qui n'est pas la notre, du personnel qui nous soulage, du médecin qui nous soigne ? Quand on entre dans le quotidien de cette fourmilière ?
C'est tellement différent de tout ce qu'on a pu connaitre et, même, imaginer !!
On se raccroche aux visages que l'on croise, ils nous apaisent, ils nous rassurent, ils nous soulagent... Mais en sont-ils seulement conscients ?
Il y a des visages que l'on n'oublie pas et que l'on n'oubliera jamais, ancrés dans notre esprit. Des noms que l'on a en tête, qui nous font sursauter quand on les entend "et si c'était eux...?"
Mais ces visages-là ne se souviennent pas forcément du nôtre... Comment savoir ce qu'ils ont retenu de nous ? qu'ont-ils gardé de nous par rapport à ce qu'on a gardé d'eux ? Quand nos souvenirs sont si limpides et que nous reviennent les paroles, mot pour mot, les gestes que l'on imaginait personnalisés, qu'en est-il des leurs ?
Comment voyaient-ils la situation de leur côté ? que disaient-ils de nous à leurs collègues du poste suivant ? Parlaient-ils de nous chez eux ? (anonymement, évidemment !!) Pensaient-ils à nous une fois la blouse reposée ?
Et moi "mes" patients, comment est-ce que je pense à eux ? Comment est-ce que je les considère ? est-ce que je me mets à leur place ?
Un peu trop peut-être... et les larmes remontent facilement lorsque les souvenirs m'assaillent, invités par leur douleur, leurs angoisses, leur oxygène, leur petite installation dans la chambre... "moi aussi je voulais ma montre sur l'adaptable..."
Et "mes" patients, se souviennent-ils de mon nom comme je me souviens du leur ? Me trouvent-ils rassurante ? apaisante ? douce et calme ? ou alors incompétente et inutile, statut de stagiaire première année oblige ?
Est-ce que j'égaye un peu leur journée comme on a si souvent égayé la mienne ?
11:23 Publié dans Je me souviens, je me rappelle, Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : angoisse & cie, bataille, ifsi
29 septembre 2008
Coeur de cible
Alors ça y est, c'est le grand jour !
je reprends mon envol étudiant et je recommence une vraie vie.
Les choses prennent forme peu à peu au niveau de la ligne d'horizon... je ne dis pas que je vois loin, mais je distingue des choses, ce n'est déjà pas si mal !
Après un mois de septembre riche en émotions et en rebondissements, j'ai pu voir mon petit loup entrer à la crèche sous l'oeil attentif de sa tata "quelle ressemblance !" et son petit bras paralysé s'agiter avec vigueur, les gens se déchirer à l'endroit même où il ne devrait y avoir que de l'amour et de l'affection, les gens que j'aime réunis en un même lieu pour fêter mon anniversaire et la fin de l'année sombre, pleins de belles surprises, une "petite fugue" avec mon grand loulou, un Jean que j'aime qui n'est pas venu fêter mon anniversaire pour une raison étrange, et le message d'excuse qui voulait dire "ciao et bon vent, on ne se reverra pas de si tôt"...
Aussi étrange que ça puisse paraître, ça a été comme un bris de verre, ça surprend, ça fait peur, c'est un peu dangereux mais on n'a plus qu'à jeter à la poubelle pour en prendre un autre. J'aurais aimé qu'il m'appelle pour entendre sa voix, plutôt que ce message touchant mais vide de sens et avec pourtant tellement sous-entendus et d'interprétations... Je ne sais plus rien de lui, et il ne sais probablement rien de moi. Je suis sans doute à ses yeux bien trop ingénue et distante pour qu'il m'accorde de l'importance. Alors je vais laisser courir...
S'il veut me voir, je serais la plus heureuse du monde, mais je ne ferais plus de pas vers lui. C'est décidé. Je dois passer à autre chose...
Moi je reprends un départ, je repars à zéro et je me retrouve dans la jungle sociale de l'école. Au contact de gens tellement différents les uns des autres. Envie de leur parler car je sais qu'on pourrait s'entendre, et puis pas assez de choses à dire. Et ceux qui me font dire "mais où suis-je tombée ? je n'ai rien à voir avec ces gens..." Apprendre à choisir, à me trouver au bon moment, au bon endroit et avec les bonnes personnes, celles qui m'apporteront autant de petites choses que j'en ai besoin. Trouver des points communs.
Aller me coucher calmement pour affronter un nouveau réveil tôtô le matin, pour ne pas être trop cernée demain matin pour papoter avec mes nouveaux camarades...
Il parait que les gens fonctionnent comme ça. Je demande à voir...
22:47 Publié dans Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ifsi
20 septembre 2008
Il n'y a pas de petit profit
Chaque fois que ma vie commence à reprendre le dessus, il y a toujours un petit microbe qui traine, juste là où je suis, et qui me choisi, moi, comme cible privilégiée !
Alors, évidemment, je ne suis pas la seule à être clouée au lit avec 39 de fièvre avec une bronchite doublée d'un gros rhume, mais disons que je cumule un peu... Il y a une semaine c'était une gastro-entérite, il y a 3 semaines c'était un rhume, il y a 1 mois c'était une trachéite...
Alors je dors, je lis, je mange... je reste au chaud !
j'ai passé le week end dernier avec mes deux terribles neveux avec qui ça s'est très bien passé, même lors de la fête de l'huma où ils ont dansé au son des Babyshambles ! On s'est retrouvés tous les 3 alors que ma maladie avait mis une certaine distance "de sécurité" entre nous sous contexte de fragilité immunitaire... Mais eux n'ont pas très bien compris je crois, malgré nos explications. Pour eux "cancer" n'a pas plus de poids que "angine" ou "varicelle". Au point qu'à l'école ils ne veuillent plus approcher les enfants malades sans masque non par peur d'être contaminés mais "il faut pas qu'on leur donne nos microbes parce que ça pourrait les rendre encore plus malades." Alors maintenant que c'est moins grave pour moi, j'en profite, je les caline, je les chouchoute, je les embrasse et eux n'ont plus d'hésitations : ils viennent se lover sur mes genoux, me faire des bisous, des calins... et "m'aiment beaucoup" même quand je les gronde !! (parce que quand même des fois c'est nécessaire !)
Sans compter la maladie, un autre événement nous avait un peu séparé, c'était la naissance de leur petit cousin... l'attention était davantage tourné sur lui que sur eux, d'autant plus que le petit loulou a eu des soucis, donc ses progrès a lui sont "attendus" et "fantastiques" alors que ceux des 2 autres sont "normaux"...
Alors cette fois, c'était bien, et ils étaient enchantés que je vienne uniquement pour eux, pour les garder, pour passer du temps avec eux. Et leur fierté quand je suis allée les chercher à l'école, c'était chouette ! Et ça valait bien une bronchite !
12:14 Publié dans Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : +
06 septembre 2008
Bagage à main
Un vide d'un an...
Sur mon CV comme dans ma tête. Et je le trainerai toute ma vie. Même si le lymphome restera un gros baluchon de mauvais souvenirs il sera toujours coincé quelque part entre mes seins, et j'aurais toujours à le porter. Ancré dans ma peau et insinué dans mon caractère. Ce long filet rouge au début, argenté maintenant qui dépasse du col de mes t-shirts, qui attire l'oeil inconnu.
Quand je relis ce que j'écrivais ici il y a pile un an, je me dis que finalement c'était un vide particulier. Un vide plein de doute, plein d'attente qui n'en finissaient pas, un vide plein de larmes et de surprises, bonnes ou mauvaises, plein de réflexions. Je crois que maintenant je sais qui je suis et ce que je veux, du moins à peu près. Même si le doute persiste sur mon avenir professionnel...
Peut-être que ce vide était bénéfique sur ce point. Peut-être que j'ai endurci mon caractère suffisamment pour supporter une vie plus intense qu'elle ne l'a jamais été... que j'ai muri suffisamment pour devenir une bonne soignante... ou peut-être pas !
Alors je repars à zéro une nouvelle fois. Je revis ce que j'ai déjà vécu l'année dernière dans des conditions difficiles, avec cette sensation de « déjà vu » qui n'a abouti à rien la première fois et dont "l'après" est dans le flou le plus total...
Je reprends les cours dans 3 petites semaines, et j'ai une appréhension bizarre dans le ventre...
Serais-je à la hauteur ? Suis-je assez en forme pour reprendre ? Et si je refais des épisodes de malaises comme hier dans la salle d'attente après le scanner ? Comment vais-je arriver à cacher cette année de tourments ? Devrais-je m'expliquer sans cesse sur mon passé, sur le pourquoi de mes horaires et lieux de stage aménagés ? Comment vont réagir les autres ?
Et me revient en tête cette femme dont la petite fille était entre la vie et la mort, terrorisée, me touchant le bras en me disant « vous pouvez comprendre, j'ai vu votre cicatrice et je crois que vous avez vous aussi vécu des moments difficiles... »
Est-ce un bien ou un mal ?
18:41 Publié dans Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : angoisse & cie, bataille
30 juillet 2008
Plu(s)vieux
Comment une journée attendue avec tant d'impatience depuis plusieurs semaine peut tomber à l'eau en deux coups de fils ?
D'abord mon indécis, qui s'était finalement décidé pour le spectacle du poète italien, qui ne peut plus venir à cause de la grève de la Lufthansa (comme ça on ne voit pas bien le rapport, mais en fait il y en a un !)
Puis mon après-midi avec mes neveux qui s'annule par un "bon bin je passe te chercher à 18h. Tu pourras te reposer comme ça, de toute façon tu ne voulais pas voir les enfants ?" heu en fait si, mais bon là du coup ça fait un peu juste jusqu'à 18h effectivement...
Donc je me retrouve toute seule chez moi, fatiguée, triste, et dans la noir car l'orage n'est pas loin.
Je vais donc repenser à mon séjour à Londres qui a été terni par la mauvaise humeur inexplicable (et inexpliquée) de mon frère, des rancoeurs qui ont refait surface et des non-dits qui se sont imposés. Malgré tout c'était bien. Il n'a pas réussi à gacher ça, et pourtant il a mis du coeur à l'ouvrage pour ainsi dire !
Le retour à la vraie vie est toujours un peu brutal après des vacances...
16:00 Publié dans Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : -
10 juillet 2008
Petit à petit
Beaucoup de temps à rattraper...
un grand week end en région parisienne pour cajoler/bisouiller/papouiller/caliner mon petit Lulu qui a 6 mois maintenant, lui chanter des chansons toujours (cette fois c'était le marin d'eau douce de debout sur le zinc qui l'a beaucoup fait rire !), participer à sa vie qui commence à devenir un peu compliquée par un petit handicap invisible jusqu'alors et non identifié pour l'instant. Alors au programme séances de kiné 2 à 3 fois par semaine, et ça c'est très dur... lorsqu'il nous regarde avec ses petits yeux larmoyant qui nous crient "prends-moi dans tes bras, ne me laisse pas là avec ce bonhomme qui m'embête !"
Car oui, il l'embête, pour son bien, certes, mais je ne m'étais pas douté jusqu'à présent à quel point le travail rééducatif sur un bébé pouvait être lié à l'affectif... le seul moyen de pression que l'on peut avoir "la carotte" c'est la tétine, ou le doudou... quelque chose qui réconforte, qui calme. Mais là, s'il veut un peu de réconfort, il faut qu'il fasse l'exercice difficile qu'on attend de lui.
Un coup d'oeil furtif à LA maman assise à côté de moi. Elle aussi a les larmes aux yeux. Ouf, je ne suis pas SI hypersensible que ça ! (ne serait-ce pas cette même maman qui avait fait pleurer tout le monde en pleurant d'émotion pour son mariage ? deux hyper-émotives dans la même famille c'est possible ? oui bon ok...)
Bon sinon, comme d'habitude, les transports en commun ne m'aiment pas, chaque fois que je vais quelque part, il y a toujours des trains supprimés (le mien en l'occurence !), des grèves SNCF ou des grèves RATP aussi. Donc tout ça n'est pas de tout repos, et Nanterre-La Défense presque tout à pied, c'est un exercice que je préfèrerais ne pas refaire...
Deux jours après mon retour, me voilà repartie illico presto pour Lyon puis pour Montpellier puis pour Arles avec une copine et sa soeur, dans leur maison familiale au coeur des vergers... c'était très chouette. Surtout avec un petit concert de Syrano (j'ai beaucoup aimé leurs nouvelles chansons) et des petites bourrettes (je n'avais que moyennement accroché en cd mais en live : c'est terrible !!) et les blérots de RAVEL (et cette fois, nous les avons vus... au dernier concert, le chapiteau était tellement rempli et la scène tellement basse, que pour des petits gabarits comme nous, c'était pas tip top !)
Et entre mes deux séjours, des nouvelles plutôt encourageantes de mon bel indécis. Un spectacle (tous les deux !) en vue, ne reste plus qu'à trouver une date. Un joli spectacle basé sur l'oeuvre d'un poète italien que j'ai appris être son auteur préféré et que moi je connais de manière beaucoup plus modeste à travers une chanson de Franck Monnet... Mais je le connais, c'est déjà pas mal !!
De belles perspectives à venir donc...
13:13 Publié dans Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : +
23 juin 2008
Mine de rien...
Un avant-gout de vacances cette fête de la musique !!
J'ai en tête l'image des escaliers qui nous ont "portés" tout en haut de la Croix-Rousse... je ne pensais pas y arriver, et puis en fait si !! je me suis épatée moi-même ! poussée par l'envie d'arriver en haut et la forme physique des 4 autres, je m'en suis sortie, tant bien que mal, après plusieurs pauses pour reprendre mon souffle...
Mais j'y suis arrivée !!
et j'ai pu redécoller après quelques heures pour tout redescendre !
et j'ai pu remarcher après pendant pas mal de temps, et je n'étais même pas plus fatiguée que ça !!
Du coup j'ai aussi vu La Mine de Rien dans la soirée...
Et le lendemain, direction expo de Keith Haring au Musée d'Art Contemporain de Lyon. Une expo immense sur 3 étages pour un artiste immense !! Pleins de chouettes photographies de lui, dessinant dans le métro, toute une salle remplie de polaroids agrandis : Keith et Madonna, Keith et Andy Wharol, Keith et JP Gaultier !! Des brins de vie de quelqu'un pour qui elle a été écourtée...

Des oeuvres spectaculaires, dans le propos et dans la taille, une série de 15 plaques de tôles peintes, des sculptures, un "Pop Shop" reconstitué avec des films documentaires et interviews de ses proches...
Je me retrouve beaucoup dans certaines oeuvres de la fin de sa vie.
Et finalement ce que j'ai eu n'était pas si éloigné que ça du sida, et on m'a fait le test avant le diagnostic parce que les symptomes collaient avec une contamination par le VIH. Mais ma maladie à moi touchait les lymphocytes B et non les T. Et les causes n'étaient pas les mêmes... Mais les effets secondaires étaient assez proches...
Une véritable prise de conscience, s'il en faut encore, des années ayant connu l'émergence de cette maladie totalement inconnue jusqu'alors. Cinq années avant de savoir qu'il était contaminé, Keith Haring dessinait déjà des allégories de cette saleté qui touchait ses amis, et savait qu'elle le toucherait tôt ou tard...
Me revient en tête ce que m'a dit une amie lors d'un café-sourd - conférence/débat sur l'accès aux urgences pour les sourds : "les sourds ont appris l'existence du sida il n'y a que quelques années"
Enfin l'exposition ne parlait bien évidemment pas que du sida, mais je crois que là c'est mon côté soignant qui prend le dessus. ça me rassure qu'il prenne le dessus de temps en temps !
23:43 Publié dans Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04 juin 2008
Vide ton sac !
Je suis officiellement bénévole (avec badge à mon nom et tout et tout) pour un festival d'arts de la rue organisé par ma belle soeur. Je monte donc à Paris ce week end avec une amie pour mettre en oeuvre mes talents... (servir du café, renseigner les gens, prendre des photos !! tout ce que j'aime quoi !)
Je suis toute émoustillée !! je vais pouvoir voir un peu mes neveux en plus (et je leur ai trouvé des super gommes en forme de petite voiture majorette qui roulent vraiment, je pense que ça va leur plaire !) mais eux qui se plaignaient que depuis la naissance de leur petit cousin je venais moins les voir (la maladie n'aidant pas non plus...) vont être déçus... devant partir mardi prochain, je pouvais aller les chercher à l'école lundi, mais cela était sans compter le préavis de grève posé par la SNCF pour mardi. Mon départ est donc avancé d'un jour, la fatigue ne me permettant pas d'être prise au beau milieu d'une grève des trains, mieux vaut jouer la carte de la sécurité...
Mais je suis contente !! Même si j'avais proposé à mon indécis de m'accompagner et qu'il n'a pas donné suite... et que j'ai appris hier de sa main qu'il était allé à "un super spectacle de théâtre, sensationnel !"... (et que donc il ne m'avait pas proposé de l'accompagné comme il me l'avait dit lorsque mes globules étaient au plus bas, mais mon moral bien en hausse !) Je crois que si je veux quoi que ce soit, je vais être obligée de prendre les devants, et comme ce n'est pas mon fort, ça risque de rester au stade "amour fou avorté"... dommage.
Heureusement, il me reste la carte "concert de Goran Bregovic" (oui oui après l'eurovision, il a pris le premier vol pour Lyon !) mais douée comme je suis, je ne lui ai encore pas demandé s'il venait ou non... (mais je vérifie tous les jours, il reste des places pour le cas où il n'ait pas encore la sienne !).
Regardez-moi ce petit concentré de bonheur :
Goran Bregovic - Efta efta
Sur ce, maintenant que tout le monde danse sur sa table basse, bonne fin de semaine !
15:42 Publié dans Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bregovic
31 mai 2008
Histoire d'une contrevenante
Un équilibre se crée dans ma vie. Equilibre entre ce que je veux faire et ce que je peux faire. Et équilibre entre ce que je dois faire et ce que je veux faire.
Quand on a passé six mois à ne rien faire, ni ce qu'on veut, ni ce qu'on doit, pour la simple et bonne raison qu'on ne peut pas... et bien on s'y habitue. Et quand il faut reprendre le dessus vis à vis des obligations, ce n'est pas facile...
En février 2007, quelques jours après qu'on m'ait annoncé que je ne serais jamais sage-femme, et quelques mois avant qu'on m'annonce que durant les six mois suivants l'hopital serait mon meilleur ami, j'ai "glissé" un stop. Glissé, ça veut dire qu'on ne s'est pas arrêté suffisamment longtemps. 1 seconde au lieu de 2 par exemple ! ce stop donnait sur une rue à sens unique où les voitures arrivent en face du panneau (très bonne visibilité !), et où on est obligé de tourner à droite. Autant dire un stop qui ne sert à rien, qui avait supplanté un céder le passage quelques semaines auparavant. Manque de bol, des gendarmes surveillaient ce nouveau stop. (qu'on ne vienne pas me dire que l'odeur de l'argent n'influence pas les emplacements des gendarmes !)
Au final, moi jeune conductrice, persuadée d'entendre un "bon, ça ira pour cette fois, mais faites attention", et bien non, je me suis faite verbalisée... à savoir 90€ d'amende et 4 points en moins. Oui oui, 4 points. Moi qui n'en ai que 6 sur mon permis probatoire !
Le problème, c'est que l'administration des permis de conduite est engorgée. Plus qu'engorgé même. Elle est dépassée par les évènements. Donc la lettre me disant que j'ai perdu des points et que je dois faire un stage de récupération de point OBLIGATOIREMENT sinon quoi ils annulent mon permis n'arrive pas. Je vais à la préfecture, qui me dit qu'officiellement j'ai encore 6 points et que donc je ne peux rien faire en prévision. Donc j'attends ma lettre...
Cette lettre arriva, en ce beau jour de janvier 2008... une petite semaine avant que je n'entre en chambre stérile, pour une durée indéterminée. Cette lettre m'informe que j'ai 4 mois pour faire mon stage. Mais dans 4 mois, je serais où moi ?? et dans quel état ?? Sur le moment je m'en fiche. Mon objectif c'est de me sortir de cette merde lymphatique, le reste m'importe peu... Ma mère écrit donc au ministère de l'intérieur, celui-là même qui nous envoie cette charmante lettre recommandée, joint un certificat médical et explique que je ne suis aucunement en état de faire un stage de conduite pour l'instant et qu'ils seraient sympa de m'accorder un délai supplémentaire...
Mais arrive le mois d'avril... et je commence à repenser à ce stage à faire avant début mai, et à cette réponse du ministère qui n'est toujours pas arrivée ! On se renseigne : que faire ? après maintes démarches administratives trèèèèès laborieuse, on nous apprend que pour obtenir un délai il faut écrire au procureur de la république en joignant un certificat médical. Très bien. J'écrit au procureur, 3 jours plus tard je reçois sa réponse : je fais mon stage quand je veux, quand je peux. (et une ou deux semaines après je reçois la réponse du ministère qui me dit d'écrire au procureur... merci !)
Et comme j'ai un peu envie de reconduire, et que je n'ai plus que 2 points sur mon permis, je me suis inscrite pour ce foutu stage jeudi et vendredi dernier, à la prévention routière... et finalement c'était très sympa !! on m'avait prédit un stage théorique ennuyeux au possible et rébarbatif, et moralisateur etc... et que nenni ! Je me suis retrouvée avec des gens très divers et très intéressants, tous sympathiques et droles, des formateurs charmants et optimistes... J'étais bien durant ces deux jours, à rencontrer de nouvelles têtes, à débattre avec les autres, moi la timide, et à regarder des vidéos de crash-test !
Et je suis repartie, plutôt satisfaite, avec un joli gilet de sécurité de la prévention routière, un alcootest, et 4 points crédités sur mon permis de conduire. (et donc, j'aurais toujours 6 points sur mon permis de conduire, même lorsque je ne plafonnerai plus à 6 mais à 12 comme tout le monde, et ce pour encore 3 ans si je ne commets aucune infraction... mais avec la chance dont je fais preuve, j'en doute largement !)
Tout ça pour remercier ouvertement ce gendarme qui m'a non seulement déprimée pendant de nombreuses semaines, qui m'a fait dépenser 235€ pour ce stage, agréable certes, mais dont je me serais volontiers passé, qui m'a stigmatisée, pour encore 3 ans sur une toute petite erreur de jeune conductrice, comme étant délinquante de la route et qui m'a causé de nombreux soucis à un moment de ma vie où je n'en avais pas franchement besoin...
(j'hésite d'ailleurs à envoyer une lettre à la gendarmerie pour me défouler un peu... il faudrait que je demande à ma psy si je peux céder à des envies aussi primaires !!)
18:27 Publié dans Le tourbillon de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




































